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Nom du personnage: Zukambe
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Métier secondaire: Armurier
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Zukambe "le Roi-Fauve"

le Sam 15 Juil - 8:55




Nom du personnage :
Zukambe, dit "le Roi-Fauve".
Âge :
23 ans.
Ethnie :
Kushite.
Divinités principales :
Apedemak (Maahes, Panthéon de Set), Damballah (Set), Derketa alias "Reine des Morts"(Derketo)
Divinité secondaires :
Jhebbal Sag, Gullah, Jhil. Culte des Anciens.
Alignement :
Chaotique neutre.
Métiers :
Tanneur / Travailleur du cuir (Armurier)



Taille :
1m88.
Poids :
100 kg.
Apparence :
Zukambe est un jeune nègre à la peau d'ébène sculptée au burin rude et violent des esclavagistes. Grand et costaud, il jouit d'un bon équilibre entre muscles et graisse pour survivre dans les territoires hostiles des Royaumes Noirs. Belluaire pendant des années, Zukambe s'est forgé un corps endurant serti d'irrégularités singulières : cicatrices, scarifications et tatouages tribaux parsèment ce tableau guerrier qui tend à souiller une beauté simple et éphébique. Sauvage, le jeune homme se déplace tel un fauve et adopte les comportements des grands félidés : il rugit au combat, feule de défiance envers ses ennemis et roule des épaules dans une démarche contrôlée.

Personnalité :
Zukambe est un esprit libre qui privilégie la vie - la sienne - et qui la savoure avec passion et démesure. Dans un monde où seuls les forts survivent, le jeune Belluaire affronterait dieux, hommes, femmes, bêtes ou démons avec une seule et même lueur dans l'éclat de ses yeux : la frénésie du combat. Pour lui, l'existence est une arène où chaque jour est une victoire sur l'unique vérité de tout homme - sa finitude. Il considère l'Humain comme le plus grand prédateur et celui dont on doit se méfier avec hargne et où il est souvent nécessaire d'employer la force et la servitude pour le contraindre. Ancien esclave, Zukambe pourrait déplorer la condition de ses pairs et s'insurger contre une telle pratique mais son ancienne situation d'opprimé est la juste cause de son état actuel de dominant. Au lieu de sombrer dans les méandres du souvenir, le jeune noir tire des leçons de son passé et des élans mélancoliques pour donner un sens plus haut à sa survie, c'est-à-dire une sur-vie, une vie vécue comme s'il en avait cent.





Zukambe naquit à Shumballa, capitale du Royaume de Kush, dans les plaines d'or de la savane herbeuse. Sa mère Makda, d’origine Kushite et Mandigo, enfanta à la clarté de la lune dans les faubourgs de la Cité, c'est-à-dire à Punt, les bas-quartiers habités par les "Gallah" négroïdes à la différence des colons métissés stygiens nommés "Chaga" et protégés par les imposantes portes de bronze du quartier fortifié d'El'Shebbeh. Son père Abubakar était un riche marchand métis qui avait engrossé la jeune mère de Zukambe durant les festivités orgiaques de Derketa où débauche, viols et rapts avaient lieu d'être dans les déviances de l'esprit humain. Dévoyée par les Gallah pour cette saillie impure, Makda fut obligée de vivre légèrement à l'écart du foyer de vie de Punt et de la demeure du sorcier estimé Agara. Bien que respectueuse des traditions animistes qui la liaient indéniablement à l'histoire de son peuple, la jeune femme se rapprocha du trop souvent oublié temple d'Apedemak qui proposait maladroitement un lien tangible entre les deux attitudes cultuelles Chaga et Gallah. C'est donc dans cet espace transitoire que grandit Zukambe et qu'il vécut ses premières années en ce monde dans une lutte modeste pour survivre mais heureuse et épanouie au travers des rites d'Apedemak, de la traite du cuir que sa mère exerçait et des nombreuses chasses aux bêtes sauvages organisées en l’honneur d’Arensnuphis, déité mineure du Panthéon du Dieu-Fauve.

Tout s'accéléra à la mort d'Amboola, Capitaine des Lanciers Noirs fidèle d’Apedemak, capturé pour avoir ouvertement critiqué le règne de Tananda et tué dans sa cellule par un démon sous les ordres supposés de la reine folle. C'est là que le jeune Zukambe aperçut Conan, un Cimmérien, vêtu de sa longue cape écarlate flottant au gré du vent, foulant les Noirs révoltés de son épée et moissonnant sinistrement les assaillants de Tananda comme la Mort elle-même moissonnerait les âmes. Les soulèvement Gallah se firent plus nombreux et plus puissants, renforcés par la peur de ces meurtres inhumains perpétrés par un démon porcin au groin affreux, aux yeux teintés d’écarlate et aux défenses aussi claires sous la lune que la peau d’ivoire d’une jeune courtisane némédienne.

Les Noirs se rassemblèrent au temple d’Apedemak où ils implorèrent la puissance du Dieu-Fauve. Agara le Sorcier de Gullah présidait la cérémonie et les tambours de guerre résonnaient dans les rues d’El’Shebbeh comme un rugissement menaçant. Un noble de la Cité aux portes de bronze, Tuthmes, avait orchestré toute cette machination et ce coup d’état pour saisir la ville des mains de Tananda, soeur du roi. Il fit capturer le vieux féticheur et le tortura jusqu’à la mort, du moins le pensait-il… Il résidait en effet encore un peu de force vitale en ce corps noueux et déterminé pour prévenir les Gallah de la supercherie. Rapidement, la foule se souleva et réduit en pièces les Chaga terrifiés. Makda craignait pour son fils au sang mêlé et c’est avec courage qu’elle permit à ce dernier de prendre la fuite derrière l’autel du Dieu-Fauve, au péril de sa propre vie.

Le jeune garçon courut aussi vite qu’un léopard et fit une nouvelle rencontre salutaire avec Conan, le Cimmérien, devenu Capitaine des Lanciers Noirs et qui menait à sa suite ceux qu’on appelleraient déjà les « Bâtards d’Amra ». Conan avait mérité ce surnom Mandigo au temps où il écumait la Côte Noire aux côtés de sa reine, Bêlit de Shem, accompagnée de ses corsaires Noirs. C’est ainsi que Zukambe fit route vers sa destinée, abandonnant Shumballa embrasée par la fureur bestiale des Noirs de Punt. Arrivés à Zabhella, le groupe se scinda et le jeune chasseur fut rapidement séparé par la foule abondante. Une sombre ironie le frappa alors comme un coup de surin furtif d’un voleur zamorien. Un esclavagiste de Khemi remarqua l’attroupement et quelques jeunes Noirs furent capturés avant même de pouvoir se défendre. Amra le Lion était légendaire dans la Côte Noire et de nombreux galions stygiens tombèrent sous le joug de Bêlit et de son compagnon. De Zhabella à Khemi, Zukambe voyagea au rythme d’une galère miteuse, violenté par les fouets hargneux des serviteurs de Set. De Khemi à Luxur, les chaînes sonnaient une nouvelle fois le tocsin d’une liberté trop courte. On châtia allègrement les « Bâtard d’Amra » et seul Zukambe retint l’attention d’un riche laniste de la Cité royale nommé Nebhépet.

Pendant trois ans Zukambe enchaîna les victoires mûrissant l’espoir naïf d’être déchaîné par son maître mais c’est lui-même qui le fit en acceptant sa condition : loin de souffrir de cet esclavage, le jeune Belluaire s’exaltait et vivait dans la frénésie du combat. Les deux hommes, gladiateur et laniste, conclurent un marché équitable et le sang Chaga prodigua à Zukambe une estime acceptée par les Stygiens les plus ouverts. Il resta fidèle à Apedemak, nommé Maahes, fils de Bast et Dieu des Tempêtes dans le Panthéon de Set. Le Nègre fut surnommé « le Roi-Fauve » pour sa manière de combattre d'une sauvagerie quasi mystique et en raison des peaux de lion qu’il revêtait en l'honneur de Maahes. D'esclave, il devint un jeune héros de la fosse et un fervent reconnu. Il goûta aux plaisirs terrestres, aux catins stygiennes à la peau tannée et fut instruit à l’écriture et à la lecture. Zukambe savourait les légendes et les mythes depuis bien longtemps et il colora la culture stygienne de la large palette animiste et mystique de Kush. Au crépuscule de huit années de gloire et de fortune, il avait écumé les lices de Stygie et participé à de nombreux raids, pillages et affaires de contrebande. Un midi de saison chaude, foulant le sol sablonneux de l’arène, il observa le soleil qui brillait en intensité à la clameur générale du public en transe. L’astre du jour l’éblouit et l’écrasa d’une chaleur vive puis se fut une douleur dans la nuque, un coup de masse. Nebhépet l’avait-il trahi ? Qui l’avait assommé ?

Une douleur abominable le saisit aux mains, aux pieds et aux muscles bandés comme des cordes sur ce corps noueux. Il ouvrit les yeux, embrasés par la lumière du désert - un phénix rougeoyant flamboyait dans le ciel. Du sable à perte de vue, des crânes humains jonchés au sol. Il était crucifié, nu comme au jour de sa naissance. Le sang coulait lentement, irriguant le bois dur d’une sève vermeille. Et ce fut le choc. Une providence divine dans cette infortune fit choir ce corps lourd de doutes et de fureur. Il était libre et en vie mais pour combien de temps...

L'histoire de Zukambe se raconte désormais au présent et se présage au futur. L'homme est bien décidé à trouver l’initiateur de cette mascarade avec l’idée barbare de lui fendre le crâne d’un coup de hache ! Il est prêt à affronter les mystères des Terres de l'Exil...


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Re: Zukambe "le Roi-Fauve"

le Mar 18 Juil - 17:51
HRP:

MàJ de la fiche de personnage. Métiers : Tanneur/Travailleur du cuir (Armurier).



Trois jours... Trois jours que je vagabonde dans cet enfer cannibale. Les dents de ces hommes sont plus tranchantes que mon silex mais j'ai le coeur fort et le corps endurant. Ils ne s'attendaient pas à ce que je les darde de flèches...




Ils sont trop nombreux. Telles des hyènes, ces Darfari ne valent rien en duel mais forment une vague insurmontable lorsqu'ils se déplacent en groupe. Il fait nuit, la faim me tord l'estomac et la peur, les tripes. La peur de moi-même. Je dois me retenir d'intervenir et passer mon chemin.




Ils... ne m'auront...





... pas !





Enfin, l'astre du jour ne tardera pas à bander ses rayons impitoyables sur ce désert ardent... Mais au moins, je pourrais voir plus loin que le bout de ma lance.




J'avance discrètement, elle ne m'a pas repérée. Apedemak te remercie de la viande que tu vas m'offrir pour irriguer mon corps de ton sang - tel le palmier assoiffé à la sève liquoreuse !




Je peux y arriver... Ne pas regarder en bas, toujours, grimper...





Toujours...





Sans choir...





Par Set, des hyènes ! Je me trouve là dans la même situation que Conan, le Cimmérien, Amra le Lion pour les nôtres. On raconte qu'il a vaincu une horde de ces créatures au sommet d'un temple crépusculaire. Vais-je survivre ? Ah ! Moi aussi je suis un lion...




Chienne ! La dernière m'a sévèrement mordue au poignet gauche. Heureusement que j'avais ce fichu bracelet... Mais voilà que j'approche d'un nouveau danger... J'entends les roues de torture : Set ? Yog ? Restons prudent...




J'ai rencontré un jeune nègre aux dents pointues qui m'a sûrement évité une mort sacrificielle. Mais je crois que je lui ai assez inspiré la passion de vivre qui brûle en moi. Il a vu que je ne plaisantais pas et que ma lance était raide et prête.




Il m'a soigné. Je ne lui fais toujours pas confiance. Un Darfari aussi aimable soit-il reste un fidèle de Yog. Quand la lune écarlate éclatera dans la nuit, les terres de l'Exil seront une nouvelle Zamboula et nous devrions tous craindre leur chasse macabre. Je me tiendrais prêt.




Un Khitan, un Shémite, une jeune blonde qui pourrait être d'Aquilonie. Tels sont les êtres que j'ai croisé et qui se nomment "Frontaliers". Peut-être que j'aurais à gagner en les rejoignant, peut-être pas... Je compte me faire un avis sur les peuples qui infestent ces terres. Demain j'irais là où la vie se trouve : aux bords de l'onde salutaire du fleuve.


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Re: Zukambe "le Roi-Fauve"

le Mer 19 Juil - 10:56





Encore une nuit longue, à flanc de montagne...





La Main Rouge ? Cela me dit quelque chose... Quoiqu'il en soit, ils sont hostiles. Mieux vaut les éviter.





J'ai rencontré Marcus, laniste de la Forteresse d'Anagore. Il me suivait et portait le fer. Il aurait pu me tuer mais je pense qu'il a vu un certain potentiel en moi - une passion rageuse. Il a quelques projets en cours, je le suivrai peut-être...




J'ai coupé...





J'ai réduit en poussière...





Et ces cendres fertiles me donnèrent la force de bâtir un abri à la sueur de mon front. Je vis isolé, mais si un voyageur passe, il trouvera mes créations en tant que tanneur et travailleur du cuir. Seul Marcus connait clairement l'emplacement de l'échoppe.




C'est donc la demeure que voulait visiter Marcus, ou du moins, rendre visite à son propriétaire. Hormis quelques esclaves, le tout est calme et je m'enfuis vite.

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Trophées des Terres de l'Exil

le Jeu 20 Juil - 3:15
Trophées des Terres de l'Exil !

Zukambe commence doucement à établir sa demeure et modeste tannerie. Ce soir même, l'homme a déposé une énorme tête de génitrice hyène en l'honneur de Marcus d'Anagore, l'intendant de la Forteresse. Il aura pris la parole  à l'aube parmi les Anagoriens du Colisée. Il se propose déjà comme celui qui rendra pérenne le souvenir des guerriers dans ce désert maudit.

"Un trophée est comme une cicatrice, c'est une marque profonde qui raconte une histoire, une histoire en des temps et des âges qui deviendront mythiques par le récit de nos descendants. Regarder un trophée c'est se plonger dans le passé avec la certitude de remonter plein d'avenir." Tels ont été les mots du chasseur nègre aux accents de Kush et fougueux d'avoir osé s'exposer au sein des combattants.














Demain se présagent les premiers pas vers l'immortalité. Si ce désert nous tient prisonniers, alors je vais faire en sorte qu'il soit marqué par mon passage. J'en fais le serment.


J'ai pris le soin d'indiquer aux combattants où se situait ma demeure. Que les clients abondent avec les têtes de leur plus belle bête ou créature tuée en ces sombres lieux !

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